Le 21 mars 2018
Trop de personnes autochtones et de Canadiennes et Canadiens noirs ont subi un déni de justice au cours de la dernière année seulement, et ce problème historique est issu du racisme.
Colten Boushie, Tina Fontaine, Abdoul Abdi, Ebrahim Toure et Mavis Korkor Lamyoh. Ces noms ne représentent que quelques-unes des nombreuses personnes autochtones et de couleur qui sont devenues des victimes ou des survivantes du système de justice depuis un an au Canada.
Unifor nomme ces personnes pour reconnaître et dénoncer les expériences quotidiennes de racisme. En soulignant ces histoires vécues, notre syndicat se joint à un nombre de plus en plus croissant de gens qui honorent ces expériences vécues pour demander que la justice soit rétablie dans le système inégal de la justice pénale au Canada.
Le syndicat rejette aussi la criminalisation de l’immigration, le recours à la déportation comme punition et le système de frontières qui restent fermées aux personnes ayant le plus besoin d'un refuge et de sécurité. De façon encore plus importante, nous nous joignons à d’autres pour reconnaître que nous sommes tous concernés par les combats que mènent les personnes autochtones et de couleur, et que nous ne pourrons avancer que par la solidarité.
Tous les syndicalistes doivent en faire plus et s’unir afin de réclamer que les gouvernements modifient en profondeur le système de justice pénale. Dire que les travailleuses et travailleurs et les enfants autochtones, ainsi que les travailleuses et travailleurs de couleur sont valorisés lorsque l’injustice et la violence directe sont permises contre eux n’est tout simplement pas suffisant.
Aujourd’hui et à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, le 21 mars 2018, Unifor se souvient et s’engage à nouveau à agir parce que nous ne sommes vraiment libres que si nous travaillons ensemble à la liberté de tous.
Unifor encourage tous les membres à collaborer avec les comités locaux et régionaux de travailleuses et travailleurs autochtones et de couleur pour soutenir et doubler leurs appels à la justice, et contester le racisme et le colonialisme là où ils se trouvent.
Voici la réalité derrière les noms :
• Colten Boushie, un jeune homme Cri de la Saskatchewan a été tué en toute impunité par un fermier pour avoir marché sur sa propriété.
• Tina Fontaine, âgée de 15 ans, l’une des femmes qui fait partie de la longue série de femmes autochtones disparues et assassinées au pays, est aussi décédée en toute impunité en dépit de preuves écrasantes quant à l’identité de son assassin.
• Abdoul Abdi, âgé de 24 ans et ancien enfant réfugié de la Somalie, risque d’être déporté du Canada parce que l’institution gouvernementale qui prenait soin de lui a omis de traiter la question de sa citoyenneté lorsqu’il était enfant.
• Ebrahim Toure de Gambie est détenu en tant qu’immigrant depuis cinq ans simplement parce qu’il n’a pas de documents prouvant sa citoyenneté.
• Mavis Korkor Lamyoh du Ghana est décédé d’hypothermie en tentant d’entrer au Canada à pied des États-Unis en raison d’une politique d’immigration injuste qui, intentionnellement ou non, encourage des moyens irréguliers et dangereux d’entrer au pays.