Il y a plus de 25 ans, 14 femmes étaient assassinées à l’École Polytechnique de Montréal. Pourtant, au Canada, les femmes et les filles font encore face, tous les jours, à la violence à la maison, à l’école, dans leur lieu de travail et dans leur collectivité. D’après Statistique Canada, en moyenne, une femme est assassinée par son partenaire intime tous les six jours. Il s’agit de l’extrémité d’un spectre qui commence par le sexisme ordinaire. Nous devons dénoncer et contrer le harcèlement et le dénigrement des femmes dont nous avons été témoins pendant toute la campagne présidentielle américaine, dont nos propres politiciennes sont victimes et qui surviennent dans nos lieux de travail.
Le 6 décembre, à l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, les membres d’Unifor prendront part à des événements à la grandeur du pays et renouvelleront leur engagement de mettre fin à la violence fondée sur le sexe et au sexisme. Pour ce faire, ils en apprendront davantage sur les outils existants, comme les modifications récemment apportées à la Loi sur la santé et la sécurité au travail de l’Ontario et le congé payé pour violence conjugale au Manitoba. Ils feront pression sur les gouvernements pour qu’ils étendent ces outils à l’ensemble des provinces et des territoires. Le matériel que nous avons préparé afin d’aider nos militantes et militants à faire avancer ce dossier se trouve à l’adresse http://www.unifor.org/fr/passer-a-laction/compagnes/les-travailleuses-victimes-de-violence-conjugale-lobbying-pour-un-soutien.
Unifor continuera à se battre pour conserver et multiplier les emplois de qualité et s’assurer que les femmes y ont accès. Nous savons que la sécurité économique est un déterminant clé pour la sécurité des travailleuses qui vivent la violence conjugale. Nous savons aussi qu’un syndicat et qu’une convention collective qui garantit des politiques respectueuses en milieu de travail et une procédure d’enquête conjointe améliorent l’environnement de travail et permettent à chacun d’être la meilleure version de soi-même.
À l’échelle communautaire, nous continuerons de revendiquer un plan d’action national contre la violence envers les femmes basé sur le modèle conçu par des organisations syndicales, féministes et pacifistes. De plus, nous continuerons d’appuyer les Autochtones qui suivent la progression de l’enquête publique nationale sur les femmes et les filles autochtones assassinées ou disparues.
Le 6 décembre vise à commémorer les vies fauchées par la violence, mais aussi à s’attaquer aux causes profondes de la violence. Ensemble, nous pouvons faire une différence.
Telechargez l’affiche de decembre 6 ici.