Confrère Black,
Je vous écris au sujet du personnel du SEPB Ontario représenté par le district 78 de l'AIM et la section locale 1922 qui sont en grève depuis le mercredi 2 octobre. Je trouve profondément troublant qu'aucun progrès n'ait été fait jusqu'à présent avec les représentants régionaux ou nationaux du SEPB pour revenir à la table de négociation.
Lorsque le SEPB a négocié avec Unifor lors de la dernière ronde de négociations, Unifor a agi rapidement pour s'assurer que toutes les questions entourant un régime de retraite à prestations déterminées et plusieurs dispositions et mesures financières semblables dans le présent litige soient enchâssées dans la convention collective, sans aucune question. Il convient également de noter que les négociations entre le SEPB et Unifor ont eu lieu à un moment où la direction du SEPB était confortablement engagée dans une campagne publique pour salir Unifor.
La lutte pour obtenir des régimes à prestations déterminées pour nos membres partout en Ontario et dans toutes les régions du Canada est un défi réel et persistant qui est presque toujours difficile à relever. Dans nos syndicats, nous devons donner des exemples clairs et cohérents aux employeurs qui cherchent à miner la rémunération équitable de nos membres. Ce conflit de travail mine notre lutte plus générale et éloigne le mouvement syndical de cet objectif vital. En plus du régime à prestations déterminées, le salaire, les avantages sociaux et les prestations de retraite d'Unifor dépassent de loin ce que le SEPB verse à ses propres employées et employés.
Si l'entente du SEPB avec Unifor pour les salaires et un régime de retraite à prestations déterminées est assez bonne pour ses membres chez Unifor, alors elle devrait être assez bonne pour ses employés en Ontario.
J'exhorte les dirigeantes et dirigeants régionaux et nationaux du SEPB à retourner immédiatement à la table de négociation et à mettre fin à cette action syndicale insensée et complètement inutile.